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1. technique de la peinture
• matériaux • savoir faire de l’artiste
1. La technique de la peinture
A) Les matériaux
La peinture est l’investissement d’une vie. Il n’y a pas une technique mais des techniques. Il faut distinguer d’ailleurs ce qui est le savoir faire de l’artiste et les matériaux. On pourrait même dire qu’il existe une technique par peintre.
Qu’est ce que la peinture ?
Il faut pour peindre : de la poudre colorante ( pigments), un liant, un médium et un support. Les alchimistes, chimistes, marchand d’art, industriels ont découvert tout au long de l’histoire des poudres colorantes dont l’origine peut être végétale, minérale (terre ocre), organique (sang de bœuf, pipi de vache) ou synthétique (quinacridone). Aujourd’hui aucun d’eux n’est toxique. Avant le XIX ème siécle, les apprentis peintres broyaient leurs pigments des heures avec le liant pour avoir leur pâte colorante, depuis environ 1840, des industriels proposent des tubes tout fait pouvant garder la peinture du séchage. On ajoute à cette poudre un liant qui la rendra malléable, souple et la fera adhérer a un support. Il déterminera la technique :
Liant technique
Huile = peinture à l’huile
Résine plastique = acrylique, vinylique
Gomme arabique, miel = Aquarelle, pastel
Cire = encaustique
Jaune d’œuf = tempéra
Chaux = fresque
Colle de peau = détrempe
Parmi ces techniques seul le pastel est une technique dite sèche, les autres sont « dites » liquide et on peut modifier la texture de la peinture par le médium. Pour l’aquarelle, l’acrylique, la tempéra, la fresque et la détrempe le medium n’est rien d’autre que de l’eau. Pour la peinture à l’huile le médium est de l’huile, de l’essence, du vernis, tout ce qui dissout les corps gras. Le médium sert donc à liquéfier, rendre plus transparent, rendre plus mat ou plus brillant. Il existe aussi des médiums d’empâtement pour rendre la peinture plus solide, voire sculptable ! Enfin la pâte colorante obtenue est prête à être mis sur un support et à y adhérer. Ca peut être une toile, feuille, carton, bois, mur… Pigment, liant, medium, support sont donc les constantes de base pour la peinture.
Aujourd’hui est principalement utilisé la peinture à l’huile et l’acrylique pour la peinture de chevalet. Elles répondent aux exigences des peintres : souplesse dans le travail et résistance aux temps. Différences majeurs entre l’huile et l’acrylique : L’huile met quelques jours à sécher tandis que l’acrylique met quelques minutes. Ainsi les possibilités sont différentes : l’huile permet de créer de beaux dégradés, des fondus, on peut lisser la peinture et on peut reprendre à loisir ses erreurs. L’acrylique exige plus d’habileté car séchant rapidement il est difficile de pouvoir reprendre, par contre l’acrylique est plutôt couvrant ce qui permet de super poser plusieurs couches, de masquer et de corriger ainsi. Par contre l’avantage de l’acrylique est de pouvoir travailler tout dans la même séance il n’y a pas le temps d’attente nécessaire entre chaque couche comme à l’huile. Dans sa grande période la peinture à l’huile était très contraignante car les peintures étaient faites d’une succession de couches très transparentes appelées glacis les unes sur les autres. Entre chaque couche il fallait attendre plusieurs jours de séchage et même mettre une couche transparente d’un médium appelé vernis à retoucher. Enfin, différents outils permettent d’appliquer la pâte sur le support : Pinceaux, rond, long, en langue de chat, éventails, plat carré, brosse dur, spalter, couteaux, brique, carton, chiffon, doigts , rouleau. L’outil déterminera la touche, il est très important d’adapter sa forme selon le sujet.
B) Le savoir faire, le style.
Par savoir faire de l’artiste j’entends son style, sa touche, son écriture, son coloris… On peut distinguer 4 grands styles différents : réaliste, impressionniste, expressionniste et abstrait.
Que ce soit les réalistes, impressionnistes ou expressionnistes ils appartiennent au monde figuratif c’est-à-dire qu’ils tentent de rendre la réalité tel que notre œil nous le montre, il représente le monde réel avec plus ou moins d’exactitude. L’art abstrait évoque, lui, un autre monde, plus intérieur et offre sa propre réalité. Le sujet ne vient pas de l’extérieur. Des premier temps de la peinture jusqu’au milieu du XIX ème siécle le souci principal de l’artiste peintre était la mimesis, c’est-à-dire, imiter la nature, refaire ce qui existe déjà. En fait ce que réussit en un clic la photographie. La photographie est donc indissociable de l’histoire de la peinture car elle a bouleversé toute ses intentions. Vers 1870, quand la photo est devenue accessible, la peinture a du se réinventer. La peinture était une fenêtre ouverte sur le monde et devient après l’arrivée de la photographie son propre sujet, offre sa propre réalité et s’intéresse à sa surface. On voit donc défiler de la renaissance jusqu’à cette époque une succession de courant qui se répondent les uns les autres mais on tous en commun ce souci de figuration. Ce sont par ordre chronologique : les primitifs italiens, les artistes de la Renaissance, les maniéristes, baroques, rococos, classiques, romantiques, néoclassiques.
L’impressionnisme.
On l’a vu l’impressionnisme est principalement né grâce à la photographie mais d’autres critères sont à prendre en considération pour l’éclosion de ce style :
A cette époque tous les arts ont subi un allègement des contraintes techniques. Le principe premier de l’impressionnisme reste l’étude de la relation entre la lumière sur le sujet et ce que l’œil en perçoit. C’est pourquoi ils étaient fascinés par les découvertes en optique et sur la division de la couleur. Ils ont choqué avec des ombres bleues ou violettes mais étaient bien plus proche de la réalité physique.
Cathédrale de Rouen par Monet.
L’expressionisme
L’expressionnisme va plus loin dans l’idée que le tableau est avant tout une surface colorée qui a sa propre réalité. Ils exagèrent les formes, évoquent une ambiance, une sensation par la symbolique des couleurs. Leurs couleurs sont franches et directes. On leur doit l’expression « la couleur telle qu’elle sort du tube ». Différents courants rejoignent cette esprit de la peinture : les nabis (Gauguin), les fauves ( Matisse), le groupe die brücke ou du cavalier bleu en Allemagne.
Le Rifain, Matisse.
Enfin grâce à cette liberté totale traversant l’esprit des peintres, a pu naître l’abstraction, c’est-à-dire la possibilité de se débarrasser de la contrainte de représenter le réel. L’art abstrait impose son propre monde, la toile est le sujet. Le peintre pense alors : composition colorée, effet de matière, géométrisation des effets colorés, expressivité, symbolisme de la couleur sans forme connue. Les premières œuvres abstraites seraient des aquarelles de Kandinsky. (ls les auraient antidatées pour avoir la paternité de l’abstraction…).
Poliakoff, sans titre
Marc Rothko.