Oh ! Petit muezzin dans ta petite mosquée
Chante, j’aime ton chant,
Chante plus fort !
Tu es perdu je ne sais sur quelles collines de Stanbul.
Je te sais plus loin que celle de Soliman,
Je te sens venir d’Europe !
Premier, c’est toi qui me convint
De loin, je t’entends murmurer le nom d’Allah.
-* je hurle Dieu -
Oui, chante je sais qu’il faut penser à Dieu
Que ce chant d’oiseaux se déverse sur les mers petites et grandes... et informe le monde !!
A ton secours maintenant c’est tout Stanbul qui résonne contre Sainte-Sophie perchée et lasse du poids de son histoire.
Elle, elle se tait...
L’ézan plane et devant moi,
-* je suis assis devant Divan Street-
fière et hautaine hurle la mosquée bleue.
Muezzin bleu écoute le son de ta petite soeur et cesse de me hurler Allah !!
Je me renferme en Dieu
Dans chaque recoin à présent, retentit le bêlement de mille agneaux rentrés en transe,
enfin les tons s’accordent en son lointain, tout le monde chante, c’est l’ézan, c’est l’extase et en un instant, le ciel se couvre d’un orchestre d’oiseaux mêlé d’une lumière divine.
On y croit, le temps de cet air, que le monde entier soit ainsi éclairé.
La chorégie s’estompe... plane comme des nymphes qui chanteraient des vêpres...
...s’assourdie entre collines et le bosphore...
...juste un écho persiste entre la corne d’or !!
Oh !! Chant montant et monotone aiguise à nouveau mes oreilles, j’aime cette invitation plaintive de se laisser aller à Dieu, tes vocalises s’écartent et montent en aigü blanc, psalmodie et allonge tes paroles, entre deux, roule tes R et sers en de demi-croches.
Recommence Muezzin de m’emmener dans ta voix !!