Quartier de Sidi el Houari : 
C’est un quartier populaire, escarpé et délabré,
A l’ouest de la ville, derrière le port, au flan de la montagne
Ou trône la vierge Marie contemplant les mosquées,
Le sirocco s’engouffre, réchauffe
Et emporte les poussières des vielles rues sans pavés.
 
A n’importe quelle heure du jour des enfants s’amusent dehors,
Une famille s’abrite dans l’église tombée en ruine
Ce n’est pas pire que les façades voisines autrefois colorées.  
 
Longtemps laissé à l’abandon le quartier revit grâce à l’énergie d’une association
Enfants du quartier Rues d’Oran Hawas, bénévole et patissier, Ouassida bénévole de l’association : 
Ouassida racontait que c’était dur pour elle d’aller travailler :
il fait chaud, elle a les épaules découvertes, des hommes lui jettent des pierres.
Ce sont les mêmes qui aujourd’hui lui apporte du pain pour son déjeuner.
Le plus difficile est accompli, ils ont gagné la confiance dans le quartier
 
Hawas est pâtissier, il se lève tous les jours à 4 heure du matin. 
Après son travail, l’été, il vient donner un coup de main à l’équipe.
Les membres de l’association apprécie son dévouement et les jeunes d’autant plus 
car il apporte tous les jours des grosses pâtisseries à la crème 
Pour la pose de 11 heure.
 : 13h. Fin de chantier et heure du déjeuner, chorba et hadjaj préparés par les habitants du quartier pour les bénévoles. Zoubida, Bahia et Fèzil, menbres de l’association scène de plage  : 
1h30 de bus le long de la corniche nous sépare d’Oran.
Il faut rentrer.
Notre bus algérien fonce sur Oran, empreint d’une force de liberté
Voilà 1h30 de fête
Au son d’un violon et de youyouyou :
 
Sa propre place ou l’étroit couloir du bus 
Faisaient office de piste de danse, 
A la lueur intimiste des petits éclairages individuels ;
Naît alors dans la plus grande spontanéité 
Un vrai moment de bonheur, de joie et de fraternité.
Le jumbé n’en peut plus, les mains sont chaudes, le violon 
d’Hawas est en transe...puis
Le chauffeur complice, en rythme, crie :
 
Barrage de flic !!
 
Chacun à sa place, tous se taisent,
S’essuient discrètement une goutte de sueur 
Qui pourrait s’avérer traîtresse,
Le souffle est court.
 
Contrôle sans heurt
Barrage passé...et
 
La fête reprend ses droits, le couloir est envahi.
Comme pour effacer cet étau, trop longtemps subi,
Tout s’amplifie : 
youyouyou, tam-tam et mouvements de danse.
 
Nul ne soupçonnait alors que ce petit bus pouvait contenir autant de bonheur !
 
L’instant est grand et les clichés sont là !
fyi el ’tobus
Soleil d’Oran Réhabilitation du vieil hôpital de Sidi el Houari : L’association sidi el Houari a été crée en 1991. Son but est la réhabilitation et la restauration de l’ancien hôpital colonial d’Oran. Des médecins, architectes, étudiants, des jeunes et des adultes l’animent. Ils sont tous bénévoles, confiant, actifs et montrent le dynamisme de la nouvelle génération oranaise. Leur motivation est de rendre des structures à la population du quartier qui en a besoin et d’apporter la vie et l’espoir !

L’ensemble architecturale est composé de plusieurs bâtisses : les bains turcs de 1708 et l’hôpital, œuvre de l’armée française terminée en 1842. Depuis une vingtaine d’année ces bâtiments étaient abandonnés aux intempéries et aux pillages, les bains turcs servaient de dépotoirs au voisinage.

Aujourd’hui le centre de santé Sidi el Houari est une véritable école de la citoyenneté : il s’engage non seulement à la réhabilitation des bâtisses mais désire aussi sensibiliser les habitants à la connaissance de leur patrimoine. L’association voudrait d’autre part faire la promotion de la musique traditionnelle locale et éduquer, informer les jeunes des problèmes concrets (toxicomanie, Sida...)

Ainsi sera crée au sein de l’hôpital réhabilité un pôle socio-éducatif ou sera proposé un centre de proximité d’éducation pour la santé, une école de musique andalouse et un chantier-école de formation sur les métiers ancien du bâti.

Oran

Vous êtes ici : Photo / Monde / Algérie
 
 
Afrique du Nord
 - 
Oran
Dans les années 90, elle est restée relativement tranquille
mais la terreur était là, comme partout dans le pays.
la Kabylie est loin,
de même les redoutables banlieues d’Alger.
Aujourd’hui Oran, la petite Paris revit,
on y investit et on construit,
comme partout dans le pays !
 
Elle est fière de son raï, de ses plages,
revendique sa liberté et son exubérance.
Sur la place du centre, la cathédrale est belle et écoute avec plaisir
les amours d’un cheb chanteur.
 
Il est midi, le centre bouillonne, le port au frais s’active,
à l’est mille chinois bâtissent tous le jour
quand les plages sont pleines de jeunes oranais
 
... et toute la nuit
tandis que la croisette drague et que les boites sont pleines.
 
 
^ - Copyright 2012 franck paglieri - Tous droits réservés - Mentions légales - Plan - Liens - RSS - ^
Webdesigner et référencement Frédéric Guerrier